3 journées de réflexion 2011
Vendredi 25 mars 2011, 15h – 18h
Dialogue autour de l’amour courtois, entre Denis Hüe, professeur de littérature médiévale à Rennes II et Philippe Carpentier, psychanalyste à Rennes.
Vendredi 25 mars 2011, 15h – 18h
Dialogue autour de l’amour courtois, entre Denis Hüe, professeur de littérature médiévale à Rennes II et Philippe Carpentier, psychanalyste à Rennes.
Infos pratiques :
Lieu : Salle Paul Ricœur au lycée Zola, 2, avenue Janvier à Rennes.
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70
Premier cycle, du lundi 19 septembre au lundi 3 octobre 2011
par Denis-M. Kermen
Professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Chateaubriand à Rennes
Deuxième cycle, du lundi 10 octobre au lundi 14 novembre 2011
par Michel Poitevin
Professeur de philosophie au lycée Savina de Tréguier
Troisième cycle, du lundi 21 novembre au lundi 12 décembre 2011
Introduction à la philosophie de Spinoza
par Jacqueline Lagrée
Professeur de philosophie à l’Université de Rennes I
Quatrième cycle, du lundi 9 janvier au lundi 30 janvier 2012
Qu’est-ce que penser librement ?
par Nathalie Monnin
Professeur de philosophie au lycée Chaptal à Saint Brieuc
Cinquième cycle, du lundi 6 février au lundi 19 mars 2012
Ce que le poète dit au philosophe
par Yvon Inizan
Professeur de philosophie au lycée de Vitré
Sixième cycle, du lundi 26 mars au lundi 30 avril 2012
par Sandrine Servy
Professeur de philosophie au lycée Émile Zola à Rennes
Septième cycle, les lundis 7, 14 et 21 mai et le lundi 4 juin 2012
par Didier Heulot
Professeur de philosophie à Rennes
Huitième cycle, du lundi 11 juin au lundi 25 juin 2012
« L’homme comme maître et possesseur de la nature »,
lecture de Descartes
par Patricia Limido-Heulot,
PRAG de philosophie à l’Université de Rennes II
Ateliers populaires de philosophie
Huitième cycle, du lundi 6 juin au lundi 27 juin 2011
Une morale après Auschwitz… ?
par Nathalie Monnin
professeur de philosophie au lycée Joliot Curie à Rennes
Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70
Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011
Peut-on concevoir la morale après Auschwitz de la même façon qu’on la concevait avant ?
1) Cette première question en induit au moins deux autres : en quoi Auschwitz est-il si particulier dans l’histoire de l’humanité qu’il conduirait à devoir repenser la morale ?
2) Qu’était donc la morale avant, c’est-à-dire : comment, en quels termes pensait-on le rôle, la définition, la fonction d’une morale ?
Nous présupposons ici qu’il s’est passé quelque chose à Auschwitz qui a détruit l’idée traditionnelle qu’on se faisait de la morale et qui nous oblige à la penser désormais sur d’autres bases. C’est ce point de rupture et la possibilité – ou pas – de penser une morale après Auschwitz que nous voudrions analyser.
Le Commandant d’Auschwitz parle, témoignage de Rudolph Hoess, éd. La Découverte, 2005. Témoignage sincère d’un nazi non repenti, mais qui comprend notre besoin de comprendre et se livre avec confiance pour tenter de mettre au jour les raisons de sa profonde obéissance. Témoignage sincère, et d’autant plus cynique à nos yeux, avec des passages parfois insupportables quand il s’agit de décrire la vie du camp et les procédés d’extermination.
Gitta Sereny et Colette Audry, Au fond des ténèbres : Un bourreau parle. Franz Stangl, commandant de Treblinka, Éd. Denoël, 2007. Un travail remarquable de la journaliste italienne Gitta Sereny, qui interroge patiemment Stangl sur ses motivations. Contrairement à Hoess, Stangl culpabilisait profondément et se rendait compte de la monstruosité des ordres reçus. Il n’a pourtant pas désobéi. À partir du témoignage, la journaliste fait un éblouissant travail d’investigation des autres témoins de l’époque, dont elle a retrouvé la trace et qu’elle a interrogés pour faire se recouper les souvenirs – et parfois, les éclairer les uns par les autres, mettant au jour les difficultés propres au souvenir pour les survivants. Un chapitre historiquement très fouillé porte sur l’implication de l’église chrétienne dans le régime, et rappelle les quelques prêtres qui ont résisté, au péril de leur vie. On comprend la difficulté de juger les agents du crime, par le soin que l’auteur met à retracer les multiples aliénations, réelles ou supposées telles, qui submergeaient les individus, écrasés par la machine politique et militaire.
Laurence Rees, Ils ont vécu sous le nazisme, Éd. Perrin, coll. Tempus, 2009.
L’historien anglais décrit par le menu (par les témoignages d’anonymes qu’il a patiemment recueillis) le système politique du nazisme pour montrer comment se faisait la chaine de commandement : Hitler ne commandait pas à proprement parler. Il en allait donc de la responsabilité de chacun d’obéir ou de traduire la direction indiquée dans un sens ou dans un autre. Le sens le plus souvent choisi (voire toujours) s’est trouvé être une exacerbation et un durcissement incroyable. Dans ce livre aussi, on voit l’aliénation inconsciente à laquelle les individus sont soumis, sans pouvoir s’en rendre compte – ce qui ne les déculpabilise pas, mais permet de comprendre la spécificité des régimes totalitaires dans la pression formidable exercée sur les individus.
Michel Terestchenko, Un si fragile vernis d’humanité, La Découverte, 2005.
L’auteur analyse les raisons pour lesquelles un individu est conduit à obéir à un ordre monstrueux, pendant qu’un autre est capable d’y résister. Le livre reprend les témoignages de Stangl, à travers le livre de Gitta Sereny, et le travail fait sur le 101e bataillon de Hambourg, pour les mettre en relation avec l’expérience de Milgram.
Stanley Milgram, Soumission à l’autorité, Calmann-Lévy, 1974.
Le psychologue décrit les diverses modalités de l’expérience faite entre 1950 et 1963 pour tester la résistance à des ordres cruels.
Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIème Reich, Albin Michel, Pocket, 1996.
Le philologue allemand, mais juif, raconte sa vie pendant les douze années de nazisme, et analyse chaque jour, à 4h du matin, la déformation de la pensée par le « nouveau langage » instauré insidieusement par les idéologues nazis. Il illustre magistralement et dramatiquement le rapport entre la pensée et le langage, en montrant comment les mots informent notre pensée et, par suite, notre comportement.
Sartre, L’Être et le néant, Tel Gallimard, 2ème partie, sur l’être de la valeur.
Sartre met au jour la structure de l’être de la valeur, ce qui permet de comprendre (en recoupant ce texte avec deux autres : l’Idiot de la famille (tome I, p. 139 et sq.) et un inédit paru dans la revue Les Temps modernes, en juillet, Morale et Histoire, octobre 2005) le fondement subjectif de la morale : pourquoi certains obéissent pendant que d’autres trouvent la force morale de désobéir ? Ces textes permettent de ré-interroger la manière dont le Bien nous est donné, ce qui conduit peut-être à fonder à nouveaux frais la morale.
Ateliers populaires de philosophie
Septième cycle, du lundi 9 mai au lundi 30 mai 2011
Pourquoi la liberté est–elle la fin suprême de la politique ?
par Annie Coll
professeur de philosophie au lycée La Fontaine–des–Eaux à Dinan
Cet atelier débutera à 18h15 à la place de 18h, Annie Coll terminant ses cours à 17h à Dinan.
Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h15-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70
Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011
La révolution française nous avait promis la liberté, l’égalité et le bonheur par-dessus le marché… Nous avons l’égalité des droits et le marché. Mais qu’en est-il de la liberté ?
C’est Arendt qui montre pourquoi elle est la grande oubliée de la politique…
Je m’appuierai sur ses analyses, essentiellement, mais aussi sur celles de Marx qu’elle continue, à mon sens et sur celles de Castoriadis qui reprend l’héritage d’Arendt.
Marx établit le lien entre l’exploitation économique et l’absence de liberté. On découvrira un Marx non déterministe, bien loin de la doxa trop ressassée.
Arendt part du totalitarisme pour montrer que son terreau est le conformisme de masse encore menaçant aujourd’hui.
Enfin Castoriadis car sa théorie de l’imagination radicale montre que la conquête de l’autonomie tant individuelle que collective est aussi souhaitable qu’envisageable.
Cet atelier aura donc une grande dimension critique par rapport à ce qui passe pour la démocratie aujourd’hui, mais aussi une dimension encore utopique, destinée à nourrir le principe d’espérance.
Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Presses Pocket Agora.
Livre clé, qui expose sa critique du conformisme de masse et dénonce la valorisation excessive du travail de notre époque au détriment de l’action politique.
Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique ? Points Seuil
Ce livre nous montre le caractère essentiel de la politique dans la pensée de la philosophe; « Il faut comprendre la liberté elle-même comme quelque chose de politique. »
Anne Amiel, Hannah Arendt, Ellipses
Il s’agit du vocabulaire de la philosophe, ses concepts principaux sont explicités. C’est une courte synthèse de son œuvre.
Julia Kristeva, Le génie féminin Hannah Arendt, Folio Essais
L’auteure nous offre une approche sensible et passionnée de la vie et de la pensée de la philosophe.
Françoise Collin, L’homme est-il devenu superflu ? Odile Jacob
Ce livre montre qu’ Arendt a voulu refonder un monde commun qui substitue à la pluralité des mêmes, celle des différents.
Cornelius Castoriadis, La montée de l’insignifiance Les carrefours du labyrinthe IV La couleur des idées Seuil
« Si l’on ne peut ou ne veut rien en faire, la liberté devient une figure vide. Horrifié devant ce vide, l’homme contemporain se réfugie dans le laborieux sur – remplissage de ses loisirs. » Castoriadis nous indique des pistes pour déjouer le désarroi.
Jacques Rancière, La haine de la démocratie, La fabrique éditions
Le titre est trompeur. C’est un plaidoyer pour une autre démocratie, authentique. Rancière dénonce le leurre actuel de notre démocratie qui se moque bien de ce que veut le peuple.
Daniel Bensaîd, Marx Mode d’emploi
Ce livre nous présente avec humour et dessins à l’appui un Marx dégagé des oripeaux du marxisme.
Annie Coll, Le très possible communisme : Lecture croisée Marx Arendt Editions MLD
C’est une confrontation directe des analyses des deux philosophes sur la politique, la liberté et d’autres thèmes communs. Cette lecture rend la pensée de ces auteurs accessible à tous.
Vous pouvez voir ou revoir les interventions des trois journées de réflexion 2011 sur le thème de l’amour ici :
L’amour par Jean-Michel Salanskis
Dialogue autour de l’amour courtois, entre Denis Hüe et Philippe Carpentier
Ateliers populaires de philosophie
Sixième cycle, du lundi 28 mars au lundi 18 avril 2011
Qu’est–ce que la justice sociale ?
par Gérard Amicel
professeur de philosophie à Rennes
Cet atelier débutera à 18h30 à la place de 18h, Gérard Amicel terminant ses cours à 18h au lycée Bréquigny.
Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h30-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70
Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011
Les inégalités se sont accrues, en France, au cours des dix dernières années. Ce constat vient nourrir le sentiment d’injustice qui se diffuse dans notre société fracturée. Mais, l’indignation scandalisée conduit, le plus souvent, à la recherche de coupables ou de boucs émissaires. Il faut plutôt tenter de comprendre pourquoi les inégalités ne cessent d’augmenter dans une société plus que jamais obsédée par l’égalité.
Peut-on donner un sens précis à l’idée de justice sociale ? Ou bien s’agit-il d’une notion vide, d’un simple « mirage » politique ? Est-il possible d’articuler cette valeur de justice avec d’autres valeurs clés de la modernité, comme la liberté individuelle et la créativité culturelle ?
Le but est d’éclairer le débat contemporain autour de cette notion de justice sociale, en confrontant les différentes thèses en présence.
Rawls John, Théorie de la justice (1971), trad. par Catherine Audard, Seuil, 1987.
Hayek Friedrich A., Droit, législation et liberté (II) : Le mirage de la justice sociale (1978), trad. par Raoul Audouin, PUF, 1982.
Dupuy Jean-Pierre, Libéralisme et justice sociale, Hachette, 1992.
Kymlicka Will, Les théories de la justice : une introduction (1990), trad. par Marc Saint-Upéry, La découverte, 1999.
Renault Emmanuel, L’expérience de l’injustice. Reconnaissance et clinique de l’injustice, La Découverte, 2004.
Dubet François, Les places et les chances. Repenser la justice sociale, Seuil, 2010.
Décembre 2010 – mars 2011
« J’avoue ne pas pouvoir me faire très bien à cette expression dont usent aussi des hommes sensés : un certain peuple (en train d’élaborer sa liberté légale) n’est pas mûr pour la liberté ; les serfs d’un propriétaire terrien ne sont pas encore mûrs pour la liberté ; et de même aussi, les hommes ne sont pas encore mûrs pour la liberté de croire. Dans une hypothèse de ce genre, la liberté ne se produira jamais ; car on ne peut mûrir pour la liberté, si l’on n’a pas été mis au préalable en liberté (il faut être libre pour pouvoir se servir utilement de ses forces dans la liberté). Les premiers essais en seront sans doute grossiers, et liés d’ordinaire à une condition plus pénible et plus dangereuse que lorsqu’on se trouvait encore sous les ordres, mais aussi sous la prévoyance d’autrui ; cependant jamais on ne mûrit pour la raison autrement que grâce à ses tentatives personnelles (qu’il faut être libre de pouvoir entreprendre). Je ne fais pas d’objection à ce que ceux qui détiennent le pouvoir renvoient encore loin, bien loin, obligés par les circonstances, le moment d’affranchir les hommes de ces trois chaînes. Mais, ériger en principe que la liberté ne vaut rien d’une manière générale pour ceux qui leur sont assujettis et qu’on ait le droit de les en écarter toujours, c’est là une atteinte au droit régalien de la divinité elle-même qui a créé l’homme pour la liberté. Il est plus commode évidemment de régner dans l’État, la famille et l’Église quand on peut faire aboutir un pareil principe. Mais est-ce aussi plus juste ? »
Emmanuel KANT, La Religion dans les limites de la simple raison (1793),
note 1, dans la 4ème partie, 2ème section, §IV, Paris, Vrin, 1979.
En partenariat avec les Champs Libres, la Société bretonne de philosophie organise chaque année « Les Champs de la réflexion ». Cette année 2011, le thème sera
Jeudi 24 mars, 20h30
Vendredi 25 mars, 15h – 18h
Au fil de l’exposé de Denis Hüe sur l’amour courtois du XIe au XIVe siècle, Philippe Carpentier interviendra à partir de Lacan qui, dans le Séminaire VII, « l’éthique de la psychanalyse », voit dans l’amour courtois le paradigme de l’amour : pourquoi ? Que penser alors d’autres formes possibles d’expression de l’amour ? Et que dire, aujourd’hui, de la courtoisie en amour ?
La séance se déroulera sans pause entre le dialogue des deux intervenants et les questions du public.
Bibliographie pour la journée du 25 mars
Samedi 26 mars, 15h30 – 17h30
Lieu : salle de conférences Hubert Curien, aux Champs Libres
Voir l’article sur le site des Champs Libres
Historique des journées de réflexion :
2010 : « Tu ne tueras pas »
2009 : La guerre
Dans la psychanalyse, il y a de l’amour. Le transfert, c’est de l’amour. L’amour est une affaire certes merveilleuse, mais il faut en convenir, d’une grande complexité.
Prenons par exemple Saint Martin. Voilà quelqu’un de plutôt sympathique, mais, il faut bien le dire, assez étonnant. Il donne au pauvre qu’il rencontre sur sa route une seule moitié de son manteau ! Il y a aussi Salomon, le fameux roi. Confronté à deux femmes qui revendiquent le même objet d’amour maternel et faute d’un accord amiable, il ordonne qu’on tranche l’enfant. Le peintre David l’a très bien représenté. Un soldat tient d’une main la jambe du bébé, pendant que de l’autre il soulève son glaive. C’est très étonnant aussi et a priori, beaucoup moins sympathique et disons même, bien plus cruel que le manteau tranché en deux. Pourtant l’acte de Salomon a cet effet de révéler un amour véritable qu’il n’est pas certain que l’apologue de St Martin recèle. La conclusion de l’histoire est connue. L’une des deux femmes réclame une moitié de l’enfant pendant que l’autre consent à s’en séparer pour que vive l’enfant. Salomon rend alors son jugement.
Et puis il y a le fin’amor, l’amour courtois comme il s’est dit plus tard. C’est là encore assez surprenant. C’est une manière de faire qui ne manque pas d’intérêt mais qui demande, semble-t-il, beaucoup d’efforts, une abnégation qui ne semble pas être la tournure prise dans ce monde, du moins occidental, qui est aujourd’hui le nôtre.
La psychanalyse s’est intéressée à cette modalité de la rencontre qui en effet enseigne sur la fonction de l’amour.
Philippe Carpentier
Bibliographie, pour la journée du 25 mars 2011 :
À partir de l’exposé de Denis Hüe sur l’amour courtois du XIe au XIVe siècle, Philippe Carpentier interviendra pour porter la parole de Lacan qui, dans le Séminaire VII, voit dans l’amour courtois le paradigme de l’amour : pourquoi ? Que penser alors d’autres formes possibles d’expression de l’amour ? Et que dire, aujourd’hui, de la courtoisie en amour ?
La séance se déroulera sans pause entre le dialogue des deux intervenants et les questions du public.
BIBLIOGRAPHIE :
– Anthologie des troubadours, Paul Fabre, Orléans, Paradigme, 2010 – toute récente et très belle édition, pour une approche lacanienne d’une œuvre de troubadour.
– L’étreinte des mots, Flamenca, entre poésie et roman, Jean Charles Huchet, Paradigme, 1992
– Les amoureuses – voyage au bout de la féminité, Clotilde Leguil, Seuil, avril 2009.
Présentation du livre par l’éditeur :
Pour être de son temps, l’amoureuse du XXIe siècle doit-elle s’en tenir à la recherche d’un éros léger, sans entraves et sans conséquences ? Lorsqu’elle n’y parvient pas, doit-elle consentir à laisser sa passion aux mains de ceux qui n’y voient qu’un dysfonctionnement neuro- cognitif ? A l’envers de ces visions réductrices de l’expérience amoureuse, le cinéma nous en révèle la valeur initiatique. Avec Virgin Suicides (S. Coppola), La vie des autres (E Henekel von Donnersmarck) et Mulholland Drive (David Lunch), Clotilde Leguil nous dévoile le making of des amoureuses. Au cours de leur voyage, Lux, Christa et Diane, les héroïnes de ces filins, se perdent dans un inonde étrange où rien n’était écrit comme elles s’y attendaient. Si l’une nous apprend que l’expérience de la » première fois » ratée peut confronter une jeune fille à une angoisse indicible, l’autre nous révèle en quel sens l’amour peut devenir un lieu de résistance à la déshumanisation totalitaire, et la troisième nous confronte à la signification dernière de la recherche du secret de la féminité. L’expérience amoureuse, à travers la destinée de ces trois héroïnes de notre temps, se dorure alors comme un passage secret vers la connaissance de soi.
L’auteur :
Clotilde Leguil est philosophe et psychologue. Elle a contribué à L’Anti-Livre noir de la psychanalyse, sous la direction de Jacques-Alain Miller (Seuil, 2006), et est l’auteur de La Pensée éthique contemporaine (avec Jacqueline Russ, » Que sais-je? « , PUF, 2008).
– Séminaire VII, l’éthique de la psychanalyse, Jacques Lacan
Présentation du livre par l’éditeur :
Il convient que nous nous arrêtions à ce défilé, à ce passage étroit où Freud lui-même s’arrête, et recule avec une horreur motivée. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, ce commandement lui paraît inhumain.
Ne peut-on dire que Sade nous enseigne une tentative de découvrir les lois de l’espace du prochain comme tel ? – ce prochain en tant que le plus proche, que nous avons quelquefois, et ne serait-ce que pour l’acte de l’amour, à prendre dans nos bras. Je ne parle pas ici d’un amour idéal, mais de l’acte de faire l’amour.
Nous savons très bien combien les images du moi peuvent contrarier notre propulsion dans cet espace.
De celui qui s’y avance dans un discours plus qu’atroce, n’avons-nous pas quelque chose à apprendre sur les lois de cet espace en tant que nous y leurre la captivation imaginaire par l’image du semblable?
L’auteur :
Jacques Lacan est né en 1901 au sein d’une petite famille bourgeoise. Il oriente ses études vers la médecine et s’oriente par la suite en psychiatrie. Féru de philosophie, il fait souvent le lien entre ses deux disciplines lors de ses réflexions personnelles. Il est analysé par Rudolf Loewenstein, et débute son entrée dans le monde de la psychanalyse par la présentation de son texte sur le stade du miroir.
Commence alors pour lui l’aventure de sa pensée psychanalytique, teintée de complexité et d’un style compliqué, et articulant des disciplines comme la philosophie, certes, mais aussi la linguistique, qui lui servira souvent de support. Sa pensée va bouleverser la théorie psychanalytique, l’enrichissant de ses réflexions. Elle suscitera de nombreux débats et de nombreuses divergences, toutes réactions à sa théorie étant souvent empreinte de passion.
Il va alors rester sur le devant de la scène psychanalytique française pendant de nombreuses années, et fondera en 1964 l’Ecole freudienne de Paris qui regroupera de nombreux psychanalystes aux idées parfois très divergentes qui entraîneront sa dissolution en 1980. Bien que difficile à aborder, l’enseignement de Lacan fait désormais partie de l’enseignement psychanalytique et a acquis une certaine notoriété. Lacan décède en 1981.
par Psychonet.fr
– L’anthologie des troubadours, Pierre Bec,10/18 (épuisé)
– Burlesque et obscénité chez les troubadours, Pierre Bec, Stock, 1985 (épuisé)
– Florilège en mineur, jongleurs et troubadours mal connus, Pierre Bec, Paradigme 2004