Ateliers populaires de philosophie

Le sacrifice du héros

par Michel Poitevin

Dates : lundi 13 décembre 2021
ATTENTION ! EN RAISON DE L’ÉPIDÉMIE DE COVID, les 3 dernières séances (en janvier 2022) de l’ATELIER “LE SACRIFICE DU HÉROS” DE MICHEL POITEVIN SONT ANNULÉES !
Lieu : amphithéâtre Krier, 7 place Hoche.
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2021-2022

Ciné-philo : Excalibur, le 28 novembre 2021

Présentation :

Le nom de Georges Dumézil est associé à la découverte chez les peuples de langue indo-européenne de l’idéologie des trois fonctions : la souveraineté religieuse, la vigueur guerrière, la force productive et la fécondité.
Dans l’Inde, mais aussi chez les Ossètes, les Scandinaves, les Celtes ou les Grecs, l’idéologie tripartie a pris le visage de l’épopée. L’épopée exprime la passion d’un héros et sa réconciliation avec la divinité.
Si le héros est l’auteur de nombreux exploits, il est néanmoins victime de la fureur qui l’anime et il manifeste les traits d’une faiblesse tragique. Il commet, remarque Dumézil, « successivement un péché spectaculaire dans chacune des trois zones ».
Par exemple, Héraclès accomplit un acte sacrilège en désobéissant aux dieux, puis un acte de lâcheté lorsqu’il tue un ennemi désarmé, et enfin un adultère. Le héros rentre ainsi dans une phase où il régresse vers les forces les plus archaïques de l’humanité.
Cependant, cette régression n’est pas dépourvue de sens. Elle produit un effet bénéfique pour l’humanité et le sacrifice du héros autorise de manière paradoxale une réconciliation avec la divinité.

Ateliers populaires de philosophie 2021-2022

Le diable
Les lundis 11 et 18 octobre – 8 novembre
Par Maude Robert
Ciné-philo : Benedetta, le 17 octobre 2021

Les aventures de l’identité
Les lundis 15, 22 et 29 novembre – 6 décembre
Par Philippe Gouët
Ciné-philo : Tomboy, le 9 janvier 2022

Le sacrifice du héros
lundis 13 décembre
ATTENTION ! EN RAISON DE L’ÉPIDÉMIE DE COVID, les 3 dernières séances (en janvier) de l’ATELIER “LE SACRIFICE DU HÉROS” DE MICHEL POITEVIN SONT ANNULÉES !
Par Michel Poitevin
Ciné-philo : Excalibur, le 28 novembre 2021

La politique est-elle une affaire de morale ?
Les lundis 24 et 31 janvier – 21 et 28 février
Par Sylvain Garniel
Ciné-philo : Woman at war, le 27 février 2022

Doit-on croire les experts ?
Les lundis 7, 14, 21 et 28 mars
Gérard Amicel
Ciné-philo : Contagion, le 20 mars 2022

L’anthropologie de l’art
Les lundis 4 et 25 avril – 2 et 9 mai
Par Muriel Van Vliet
Ciné-philo : Le quatuor, le 3 avril 2022

Le diable

par Maude Robert

Dates et horaires : les lundis 11,18 octobre et 8 novembre 2021
Lieu : amphithéâtre Krier, 7 place Hoche.
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2021-2022

Ciné-philo : Benedetta, le 17 octobre 2021

Comment penser le diable?

Le diable est-il un simple double négatif de Dieu? On voit dans le diable la figure antagoniste de Dieu. Mais cela n’est pas sans poser problème car cela revient à reconnaître qu’il y a du Mal dans la création, un principe du Mal et une puissance du Mal.
L’existence du diable semble renier l’existence de Dieu, remettre en cause sa bonté et sa toute-puissance.

Quelle conception avoir du diable, quelle essence lui donner, quels attributs, sans pour autant remettre en cause l’idée de Dieu?

Extraits de L’associé du diable de Taylor Hackford; de Tintin au Tibet d’Hergé.

Le diable: un instrument paradoxal au service de la foi, de l’obéissance à l’Etat et de l’ordre social

Le diable peut paradoxalement être conçu comme le serviteur de Dieu mais aussi des monarques. Dans l’Ancien Testament il est celui qui met Job à l’épreuve, avec l’assentiment de Dieu, celui qui permet au croyant de manifester et de réaffirmer sa foi. C’est aussi la figure terrorisante et infernale qui sert d’aiguillon à rester dans le chemin de la foi et qui pousse le croyant à toujours plus de piété. Il est par ailleurs l’instrument du pouvoir, l’alibi de la puissance punitive et répressive: il faut empêcher les partisans du diable d’agir et d’élargir leur puissance. Le diable participe à la construction de la judiciarisation de la société. La justice divine rétribuera chacun action comme il se doit, et c’est avec la même sévérité que le monarque se doit de donner aux délits et aux crimes la juste peine qu’ils méritent.

Extraits de Inside number 9, série britannique; Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat

Diable et création

Depuis la figure de Faust, on envisage les découvertes mais aussi la création artistique comme le résultat d’un pacte fait avec le diable. L’ingéniosité, la virtuosité, l’inspiration, la création spontanée, sont vus comme des indices de capacités surnaturelles, trop géniales pour être humaines. Mais pourquoi diable mettre en relation le diable avec l’art, la science ou la technique?
Le diable est pensé comme celui qui contre-vient à l’ordre naturel des choses, celui qui est créateur d’artifices, qui subvertit l’ordre voulu par Dieu pour le transformer. Il ne peut alors qu’être le Saint Patron des productions culturelles, de ce par quoi l’être humain modifie le donné naturel et le transforme à son image. Ce qui est diabolique c’est la création elle-même: se faire créateur, démiurge à la place du démiurge, et d’employer lors de l’acte créatif les mêmes capacités que le démon lui-même, créer des simulacres, des illusions, des éléments qui ont l’apparence du réel mais qui ne sont que des faux semblants.

Extraits de O’brother des Frères Coen et de La main du diable de Maurice Tourneur.

Les avatars du diable à travers l’histoire et les différentes mutations de la figure du diable.
(Sorcières, Méphistophélès, bon petit diable, Frankenstein, double machiavélique, Vampires, Zombies etc.)

Le diable revêt différentes figures en fonction de l’évolution des sociétés. Tous les doutes, les angoisses, les dangers que traverse une société viennent se cristalliser autour d’un certain avatar du diable. La société réinvente dans ses mues successives la figure qu’a le diable. Protéiforme par nature, puisque n’ayant pas de corps propre, le diable se laisse volontiers réinterpréter et réincarner à l’envie.

Que révèlent ces différents avatars ? De quels malaises dans la civilisation sont-ils à chaque fois le symptôme ?
Quelles conceptions se fait-on du diable aujourd’hui? Est-il toujours une entité extérieure? De quelles réalités le diable est-il aujourd’hui le nom?

Extraits de La beauté du diable de René Clair; Frankenstein de Whale, Nosferatu de Murnau et Dracula de Francis Ford Coppola; La nuit des morts-vivants de Romero. Le diable probablement de Robert Bresson.


Mars 2020

Atelier populaire de philosophie :

Ethique du nombre. De la Raison statistique
Les lundis 3, 10 février – 2, 9 mars
Par Philippe Gouët
Ciné-philo : Margin Call – Dimanche 9 mars 2020

L’École de Francfort
Les lundis 16, 23, 30 mars – 6 avril
Par Patricia Desroches
Ciné-philo : Deux jours, une nuit – Dimanche 29 mars 2020

Ciné-Philo :

Dimanche 9 mars 2020
Margin Call de J. C. Chandor, 2012, 1h47
présenté par Philippe Gouët
lié à l’atelier : Ethique du nombre. De la Raison statistique

Dimanche 29 mars 2020
Deux jours, une nuit, des frères Dardenne, 2014, 1 h 15
présenté par Patricia Desroches
lié à l’atelier : L’école de Francfort

À venir :

Atelier populaire de philosophie :

Une décroissance industrielle est-elle possible ?
Les lundis 27 avril – 4, 11 et18 mai
Par Yvon Inizan et Kévin Cappelli
Ciné-philo : Night Moves – Dimanche 17 mai 2020

Ciné-Philo :

Dimanche 17 mai 2020
Night Moves de Kelly Reichardt, 2014, 1 h 47
présenté par Yvon Inizan et Kévin Cappelli
lié à l’atelier : Une décroissance industrielle est-elle possible ?

Novembre 2019

Ateliers populaire de philosophie :

Les fantômes
Les lundis 14 octobre – 4, 18 novembre
Par Kévin Cappelli
Ciné-Philo : À Jamais – Dimanche 17 novembre 2019

L’animal : quel statut moral et politique ?
Les lundis 25 novembre – 2, 9 et 16 décembre
Par Marine Merlet
Ciné-philo : Mad Max fury road – Dimanche 15 décembre 2019

Ciné-Philo :

Dimanche 17 novembre 2019
A jamais de Benoit Jacquot, 2016, 1 h 40
Présenté par Kévin Cappelli
lié à l’atelier : Les fantômes

À venir :

Atelier populaire de philosophie :

Marx
Les lundis 6, 13, 20 et 27 janvier
Par Gabriel Mahéo
Ciné-philo : Le jeune Karl Marx – Dimanche 19 janvier 2020

Ciné-Philo :

Dimanche 19 janvier 2020
Le jeune Karl Marx de Raoul Peck, 1 h 58, 2017
présenté par Gabriel Mahéo,
lié à l’atelier : Marx