Ateliers populaires de philosophie

La philosophie de la danse, par Sandrine Servy

Ateliers populaires de philosophie

Sixième cycle, du lundi 26 mars au lundi 30 avril 2012

La philosophie de la danse
par Sandrine Servy
Professeur de philosophie au lycée Émile Zola à Rennes

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

Conférence 1 : 26 mars 2012

Cette première séance s’est vraiment voulue introductive à la philosophie de la danse.

La philosophie de la danse, cela existe ? À quel(s) type(s) de questions sommes-nous renvoyés, concernant quel genre « d’objet » spéculatif ? En quoi peut bien consister une philosophie de la danse ? Nous avons alors envisagé l’expression dansée comme un mode de rapport au monde en cherchant à déterminer ce qui pouvait faire sa spécificité. Nous nous sommes demandé pourquoi la danse avait fait l’objet d’une relative désaffection philosophique en rappelant les positions de l’esthétique hégélienne par exemple. Nous sommes alors revenue à l’affirmation d’une danse « philosophique par nature » en retenant l’affinité profonde entre « la pensée en mouvement » et « le mouvement de la pensée ». Nous avons conclu sur un cours exposé de deux belles exceptions à se désintérêt relatif : Alain et Gilson.

Éléments bibliographiques pour les conférences sur l’histoire de la danse :

ALAIN, Système des beaux-arts, Paris, Gallimard, 1978 (1ère éd. 1926), Folio-Essais.

BADIOU (Alain), Petit manuel d’inesthétique, Paris, Seuil, 1988

BEAUQUEL (Julia), POUIVET (Roger), (sous la dir. de), Philosophie de la danse, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 194 p.

FABBRI (Véronique) :
– Danse et philosophie, Une pensée en construction : Collection « Esthétique », L’Harmattan, 2007, 236 p.
– « Architecture et construction dans l’œuvre de Schlemmer », dans Rousier (Claire) (éd.), Oskar Schlemmer. L’homme et la figure d’art : CND, Pantin, 2002, 173 p.

FONTAINE (Geisha), Les danses du temps, Recherches sur la notion de temps en danse contemporaine, Éditions du Centre nationale de la danse, 2004, 272 p.

GILSON (Étienne), Matière et formes. Poïétiques particulières des arts majeurs, Paris, Vrin, 1964.

GUÉRIN (Michel), Philosophie du geste, Arles, Actes Sud, 1995, 77 p.

MALLARMÉ (Stéphane), Œuvres compètes, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, Gallimard, 1945.

POUILLAUDE (Frédéric), Le désoeuvrement chorégraphique. Étude sur la notion d’œuvre en danse, Librairie philosophique Vrin, Collection « Essais d’art et de philosophie », 2009, 432 p.

VALÉRY (Paul), L’âme de la danse ; Philosophie de la danse ; Degas, Danse, Dessin, Œuvres t. I et t. II, « Bibliothèque de la Pléiade », Paris, 1957 – 1960.

Liste non exhaustive bien sûr.

Ce que le poète dit au philosophe

Ateliers populaires de philosophie

Cinquième cycle, du lundi 6 février au lundi 19 mars 2012

Ce que le poète dit au philosophe
par Yvon Inizan
Professeur de philosophie au lycée de Vitré

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

Dans un livre paru très récemment, Alain Badiou, traduit, retranscrit, adapte les analyses de Platon dans la République et notamment celles développées à propos de la poésie :

“ Car nous refusons de retomber dans cet amour d’enfance qui est aussi celui de la majorité des gens. Nous sentons bien qu’il ne faut pas s’attacher sérieusement à ce genre de poésie comme si elle participait du processus d’une vérité. Il faut plutôt, quand nous l’écoutons ou la lisons, nous méfier de son charme, comme qui expose son intime solidité subjective au plus grand péril” (La République de Platon, Fayard, janvier 2012, p.).

Cette incapacité de la poésie à dire la vérité, selon Platon, justifie à ses yeux que l’on chasse les poètes de la République. Depuis, cet exil inaugural, ce refoulement originaire, le rapport conflictuel de la philosophie à la poésie n’a cessé, en sous main le plus souvent, de travailler l’histoire de la pensée occidentale.

Sans adopter un point de vue trop ample, trop ambitieux, nous souhaitons interroger ce rapport de la poésie à la philosophie. Nous demanderons à une oeuvre précise de nous enseigner sur l’état de ce lien aujourd’hui : Yves Bonnefoy – auteur d’une oeuvre poétique magistrale – s’est appuyé, en effet, sur son écriture poétique pour interroger cette relation. D’ailleurs, comme une réponse cinglante au philosophe, son premier recueil poétique a pour titre : Anti-Platon.

En dépit de cette première position réactive, c’est au dialogue pourtant que toute l’oeuvre d’Yves Bonnefoy ne cesse d’inviter. Que dit alors le poète au philosophe ? Cela suppose aussi que, quelles que soient les observations du poète, le philosophe puisse lui-même les entendre. Ainsi, nous interrogerons la pensée philosophique de ce point de vue : à quelles conditions peut-elle vraiment se saisir de la parole poétique c’est-à-dire en comprendre la contingence et l’éphémère, en percevoir la force et la blessure ?

Au cours de la toute dernière séance (19-03-2012), nous aurons le grand plaisir de recevoir trois poètes ; occasion offerte de décrire leurs itinéraires respectifs dans le paysage de la poésie contemporaine, de les entendre également lire certains de leurs textes : Paol Keineg, Yves Prié, James Sacré.

Cette parole laissée, pour finir, aux poètes traduit notre souci : sans rien perdre de la rigueur conceptuelle, comment articuler deux formes de discours hétérogènes, créer un lieu de la rencontre ?

Bibliographie :

Sur ce thème, les oeuvres et les commentaires sont bien-sûr innombrables. Nous ne livrons ici, pour indication, que le titre de quelques ouvrages que nous aurons l’occasion de croiser au cours de notre réflexion.

– Platon, La République, Edition Folio. Un texte majeur dans lequel Platon en vient à chasser le poète de sa cité idéale. Et cela en dépit de toute l’admiration qu’il éprouve pour Homère.

– Martin Heidegger, Chemins qui ne mènent nul part, Edition Gallimard, collection Tel, en particulier le chapitre V intitulé “Pourquoi des poètes ?”. Un texte majeur pour saisir la réhabilitation de la poésie comme modalité d’une révélation essentielle.

– Jean-Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ?, Edition Folio. Un texte dans lequel le penseur de l’existentialisme pose une distinction forte entre la poésie et la prose. Selon lui le poète refuse de s’engager dans le monde ; il choisit, comme le fit Baudelaire en son temps, de s’enfermer dans un échec en ne considérant le langage que pour lui-même.

– Paul Ricoeur, La Métaphore vive, Edition Folio. Dans ce livre, le philosophe s’interroge sur la création de métaphores. Il y a dans cette invention – en particulier poétique – une manière d’inventer notre relation au monde.

– Yves Bonnefoy, Entretiens sur la poésie, Edition Mercure de France. Un ensemble d’entretiens et de textes sur la poésie (de 1972 à 1990) à travers lesquels le poète de la présence révèle toute sa pensée de la démarche poétique. Un livre tout à fait essentiel.

– Yves Bonnefoy, L’Inachevable, Edition Albin Michel. La suite des entretiens (de 1990 à 2010).

– Yves Bonnefoy, L’Improbable et autres essais, Edition Folio. Le premier recueil de textes critiques où peut se voir l’influence des philosophies de l’existence.

– Yves Bonnefoy, Poésies, Edition Poésie/Gallimard. Premier grand recueil de poésie dans lequel on trouve en particulier Du mouvement et de l’immobilité de Douve.

– Patrick Née, Yves Bonnefoy penseur de l’image ou les travaux de Zeuxis, Edition Gallimard. Un des livres essentiels – sans doute exigeant – sur la pensée du fait poétique élaborée par le poète.

Quelques livres de nos amis poètes :

– James Sacré, La poésie, comment dire ? , Edition André Dimanche ; Une Petite fille silencieuse, Edition André Dimanche ; Viens, dit quelqu’un, Edition André Dimanche ; Coeur élégie rouge, Edition André Dimanche …

– Paol Keineg, Terre lointaine, Editions Apogée ; Là et pas là, Editions Le temps qu’il fait/Lettres sur cour ; Les trucs sont démolis, Editions Le temps qu’il fait/ Obsidiane…

– Yves Prié, Passages des amers, Edition Rougerie ; La nuit des pierres, Edition Rougerie ; Partir, disais-tu, Edition Rougerie…

Qu’est-ce que penser librement ? par Nathalie Monnin

Ateliers populaires de philosophie

Quatrième cycle, du lundi 9 janvier au lundi 30 janvier 2012

Qu’est-ce que penser librement ?
par Nathalie Monnin
Professeur de philosophie au lycée Chaptal à Saint Brieuc

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

On pourrait croire que la pensée, contrairement à un corps, ne peut subir de contraintes : immatérielle, comment l’attacher et la guider ? Il semble donc, à première vue, que de nos pensées, nous soyons tout à fait libres.

Mais que faut-il entendre par cette idée de liberté accolée à la pensée ? Suffit-il de ne pas être ou se sentir contraint pour, réellement, ne pas l’être ? Ou bien, plutôt, et plus insidieusement, la pensée n’est-elle pas plus en mesure qu’un corps de subir des contraintes invisibles, justement parce qu’elle-même, immatérielle, est aussi invisible ? Autant les menottes, à nos poignets, se voient, autant nos préjugés nous sont invisibles – à nous, et parfois même ou peut-être toujours, à notre entourage.

Dans ces conditions, où les contraintes ou aliénations subies par la pensée ne pourraient pas se voir, se posent deux questions :

1) comment a-t-on pu parvenir au soupçon que la pensée pourrait ou aurait pu ne pas être libre si ses chaines nous sont invisibles ?

2) Admettons qu’on puisse détecter la présence de ces chaînes : comment s’en libérer ? Et comment être sûr que d’autres chaînes n’auront pas surgi entre temps ?

Ce qui nous amène à notre ultime question : une pensée libre est-elle possible ? Et si oui, que serait-ce ? À quoi se verrait-elle ? Peut-on définir des critères de reconnaissance d’une libre pensée ?

Mais après tout, pourrait-on dire, qu’a-t-on à faire de toutes ces questions, et de la dernière en particulier : pourquoi vouloir penser librement ?

Nous tenterons de répondre à ces questions en 4 temps :

1- Historiquement, la liberté de penser a une naissance, parce que cette liberté est d’abord une libération : celle de la parole avec l’invention de la démocratie, au Vème siècle avant JC. La naissance de la philosophie peut être considérée comme la naissance d’une certaine prise de conscience de ce qu’est une pensée non libre et, par opposition, des conditions d’apparition d’une pensée libre. On étudiera donc, dans un premier temps, trois conditions à cette libération (économique, politique et psychologique).

2- La naissance historique de la philosophie nous montre trois conditions d’apparition d’une pensée libre. Mais qu’en est-il dans une vie : comment accède-t-on à la liberté de penser ? On verra que c’est la capacité à interroger qui constitue l’essence d’une pensée libre. Cependant, cette capacité, si elle apparaît déjà dans l’enfance, est rapidement recouverte par l’éducation, la culture, l’existence en général. Comment expliquer cela ?

3- C’est la notion de conscience qu’il conviendra d’interroger pour en comprendre l’essence et la structure. On verra alors comment notre perception du monde ne peut jamais être neutre, mais est recouverte par notre culture et nos désirs. La question se posera alors de savoir si l’idée qu’une pensée puisse être libre (libérée de toute influence) n’est pas une belle illusion.

4- Avec l’exemple d’Albert Speer, on étudiera l’histoire d’une illusion, ce qui nous permettra de mieux comprendre la structure d’une conscience et son désir de liberté.

Bibliographie indicative :

Jacqueline de Romilly, Les grands sophistes dans l’Athènes de Périclès, Éd. de Fallois, 1988. J. de Romilly montre dans ce livre comment l’apparition de la démocratie à Athènes à libérer la parole, nécessitant la mise en place d’un apprentissage du bien parler pour convaincre, ce qui entraine l’apparition de questions de méthode et de déontologie en ce qui concerne notre rapport à la vérité.

Platon, République, début du livre VII : le début de ce livre raconte l’allégorie de la caverne, ou comment on doit sortir de nos préjugés pour atteindre, par une ascèse, la vérité. Le questionnement sur la vérité de notre rapport au monde passe ainsi par un questionnement sur nos propres croyances et préjugés.

Descartes, Discours de la méthode, IIème partie. Retraçant son histoire intellectuelle, Descartes montre comment la question de la vérité, la plus importante à se yeux, le conduit à élaborer les règles d’une méthode qui l’assurera à coup sûr d’atteindre son but (la vérité).

Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? et Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? Dans ces deux articles, Kant incite le peuple à penser par lui-même, par ses propres lumières. Il met ainsi en place les conditions d’une pensée libre et les raisons des difficultés à y parvenir.

Sartre, L’être et le néant, Première partie, chapitre I, 1 (L’interrogation) et chapitre II (La mauvaise foi). Le premier chapitre, qui reprend la démarche de Heidegger dans Être et temps, montre comment l’interrogation constitue l’essence de l’homme. Le chapitre II montre toute la difficulté d’une pensée libre, car sans cesse empêtrée dans sa mauvaise foi. Celle-ci, pour Sartre, n’a rien d’une mauvaise volonté, mais constitue l’essence même de notre être, tout entier mû par ses désirs et ne pouvant s’en extraire. C’est ainsi, paradoxalement, parce que nous sommes les seuls êtres libres parmi les vivants que nous sommes aussi nécessairement aliénés, l’aliénation n’étant que le revers de la liberté. La question se posera alors pour Sartre de savoir comment on pourrait parvenir à une pensée pure.

Albert Speer, Au cœur du Troisième Reich, Fayard / Pluriel, 2011.
Ce témoignage nous intéresse pour comprendre comment les illusions bercent notre vie, alors même que nous croyons fermement être d’une grande lucidité et, comme le dit Speer, « regarder la réalité en face ». Écrit en prison, après coup, donc, cette tardive prise de conscience, si lucide qu’elle veuille être, n’est encore pas exempte d’une certain nombre d’illusions – ce qui montre comment le régime normal d’une conscience, produisant sans cesse son lot d’illusions pour pouvoir supporter la vie. Intéressant d’un point de vue historique, ce témoignage nous intéresse ici directement pour saisir l’histoire d’une conscience et de son rapport à la vérité.

Cet Atelier se conclura par la projection du film La Vague, de Dennis Gansel
au cinéma d’Acigné, le mardi 31 janvier, à 20h45.

Affiche du film "La vague" de Dennis Gansel

Introduction à la philosophie de Spinoza, par Jacqueline Lagrée

Ateliers populaires de philosophie

Troisième cycle, du lundi 21 novembre au lundi 12 décembre 2011

Introduction à la philosophie de Spinoza
par Jacqueline Lagrée
Professeur de philosophie à l’Université de Rennes I

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Jacqueline Lagrée présentera d’abord le personnage qu’était Spinoza et son entrée en philosophie, à partir de la préface du Traité de la réforme de l’entendement. La deuxième séance abordera la lutte contre les préjugés et les superstitions, à partir de la préface du Traité théologico-politique. La troisième séance portera sur la géométrie des passions. La dernière séance étudiera les notions de liberté, de nécessité, de salut et de béatitude sur lesquelles se termine l’Éthique.

Petite bibliographie :

Pierre François Moreau, Spinoza, coll. Que Sais-je ?
Ariel Suhamy, Spinoza pas à pas, Ellipse
Ariel Suhamy, Spinoza et les bêtes, Ellipse

Cet Atelier se conclura, le mardi 13/12, à 20h30 (cinéma d’Acigné), avec la projection du film de Douglas MacGrath, Emma l’entremetteuse (1997), 1h55, film tiré du roman de Jane Austen, Emma.

Synopsis du film :

Angleterre, XIXè siècle. Emma vit seule avec son père. Au départ de sa nourrice et persuadée qu’elle a beaucoup à enseigner aux autres, elle décide de consacrer sa vie à les aider en arrangeant leurs mariages. Elle prend sous sa protection son amie Harriet, brisant son idylle avec un jeune fermier qu’elle juge de trop modeste extraction. Accumulant les idées préconçues et les erreurs de jugement, elle essaie de marier Harriet à un vicaire arriviste, puis à Frank Churchill qui est secrètement fiancé. Harriet se prend alors d’affection pour Mr Knightley, ami et confident d’Emma. Cette dernière se rend compte peu à peu qu’elle est finalement amoureuse de Knightley et réciproquement. Elle est soulagée d’apprendre qu’Harriet et son fermier ont renoué, et se marie avec Knightley.[source : www.premiere.fr]

Jane Austen (1775 – 1817), romancière à une époque où les femmes de la petite bourgeoisie anglaise n’avaient guère d’existence qu’au sein de leur famille et dans les oeuvres de charité. Elle publie entre 1811 et 1816 anonymement ses premiers romans, dont Emma en 1816, qui connaît un grand succès. Ses romans dépeignent de manière très fine et subtile la vie des femmes et leur principale préoccupation, le mariage avec, si possible, l’ascension sociale. Le portrait de la société anglaise est parfois assez acerbe, l’écrivain (restée célibataire) faisant preuve d’une remarquable finesse psychologique dans la description de notre condition humaine.

Nathalie Monnin

La parole et la pensée, par Michel Poitevin

Ateliers populaires de philosophie

Deuxième cycle, du lundi 10 octobre au lundi 14 novembre 2011

La parole et la pensée
par Michel Poitevin
Professeur de philosophie au lycée Savina de Tréguier

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

Parole et pensée

Y-a-t-il un usage de la parole qui résiste à l’usure du langage?
Tout se passe comme si notre parole était envahie par une langue commune. Dans ces conditions, comment trouver une voix juste, comment accéder à une parole qui ex- prime à la fois notre pensée et notre sensibilité?
Nous nous interrogerons d’abord sur les relations entre les mots et la pensée : les mots sont-ils un obstacle à l’expression de nos idées ou une épreuve pour la pensée qui doit passer par le langage pour manifester son énergie et sa puissance?
Nous nous interrogerons ensuite sur la nature de la parole poétique : est-elle en charge de la vérité, assumant ainsi une responsabilité autrefois confiée à la philoso- phie? N’est-elle pas plutôt à l’origine d’une émotion singulière et désintéressée?

Bibliographie :

1 – Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète , trad. Marc B. de Launay Poésie Gallimard Dans cette méditation sur “l’accomplissement intérieur”, Rilke souligne la part de la soli- tude nécessaire à toute entreprise de création littéraire.
2 – Henri Bergson, Le rire (1900). Essai sur la signification du comique, PUF Dans le chapitre III, Bergson montre que la mission de l’art est de nous faire rencontrer la réalité en développant notre sensibilité esthétique
3 – Henri Bergson, La pensée et le mouvant. Essais et conférences (1934), P.U.F., 1969 La pensée humaine manque le mouvement qui est la réalité même des choses. Bergson in- vente les concepts pour permettre à la pensée d’accéder à cette réalité.
4 – Hegel, Phénoménologie de l’esprit (1807), trad. Hyppolite, Aubier, 1947, tome II, pp. 69- 84. Hegel montre comment le flatteur cherche à renverser le sens du pouvoir en jouant sur ses éléments les plus représentatifs.
5 – Heidegger, Lettre sur l’humanisme (1946), Aubier, philosophie de l’Esprit, 1983 Heidegger développe dans ce texte une réflexion sur le sens de L’Etre et définit la réalité humaine dans son rapport essentiel au langage.
6 – Michel Foucault, L’ordre du discours, NRF, Gallimard, 1971. Leçon inaugurale au Col- lège de France
7 – Émile Benvéniste , Problèmes de linguistique générale, II (1974) Benveniste confronte les propositions de la linguistique aux interrogations des sciences (histoire, psychanalyse, philosophie)

La métaphysique, par Denis M. Kermen

Ateliers populaires de philosophie

Pour des raisons matérielles, la première séance des ateliers populaires de philosophie aura lieu le lundi 19 septembre 2011 de 18h à 20h au lycée Emile Zola à Rennes.

Premier cycle, du lundi 19 septembre au lundi 3 octobre 2011

La métaphysique
par Denis M.Kermen
Professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Chateaubriand à Rennes

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Présentation de l’atelier :

Avant le temps, qu’y avait-il ? Comment le vide peut-il occuper l’espace ? Pourquoi veut-on être libre ? Qui répond à ces questions, dont certaines sont communes, même aux enfants ? La philosophie ? Oui ; et plus spécialement : la Métaphysique.
Vieille connaissance ! Le respectable Aristote ( 384 – 322 ac. ) est l’inventeur de ce qui fut très sérieusement une science jusqu’à l’époque moderne, où sont nées nos sciences d’aujourd’hui, objectives et tournées vers l’ici-bas. Mais la Métaphysique n’est pas pour autant située dans les sphères ! Elle concerne de près notre vie, mais sous un angle que les occupations et contraintes quotidiennes ne permettent pas toujours d’entrevoir. Elle ne veut pas connaître ce qui est, mais les conditions pour être.
À l’origine, un livre, ou plutôt 14 livres d’Aristote qui formaient un ensemble et que des disciples ont décidé de réunir et de nommer « méta ta physika » (« biblia »), « les livres qui viennent après les livres de Physique ». Le mot était né. Et la chose aussi : la Physique (Aristote est aussi l’auteur d’une Physique) s’intéresse aux réalités sensibles, observables, naturelles ; la Métaphysique part à la recherche de ce qu’il y a « après », « l’être en tant qu’être » écrit Aristote, c’est-à-dire les conditions communes à tout ce qui est. Si je dis : « la somme des angles d’un triangle est égale à deux angles droits », « ce lit est blanc », ou « l’enfant est un homme », le sens du verbe être ici utilisé est à chaque fois différent. Le premier c’est la nécessité, le deuxième la contingence (le lit peut ne pas être blanc), le troisième la puissance (la potentialité) : l’enfant « est » un homme adulte « en puissance ».
Si le sens diffère, c’est que l’être lui-même est multiple ; et pourtant il est unique ! Sur ce postulat, la Métaphysique des anciens grecs a servi de base à la théologie chrétienne (mais aussi musulmane) à venir. Mais attention ! l’être en Métaphysique se pense par la raison, elle seule suffit à dire pourquoi « cela» existe plutôt que non, et ainsi plutôt qu’autrement. Si l’être est un et multiple, c’est que les conditions de son existence sensible sont différentes selon le temps et l’espace : l’arbre, à dix ans et à cent ans est-il le même ? Et l’animal ? Et l’homme ? Kant (1724-1804) dit ainsi que le temps n’est pas dans les choses comme le ver dans le fruit ou la fatigue dans l’âme, mais qu’il est le « comment » je perçois les choses, intérieurement ; pareil pour l’espace, mais extérieurement.
L’âme, parlons-en. Est-elle mortelle, avec le corps, ou immortelle ? Et si elle est immortelle, où était mon âme avant d’être en moi ? À toutes ces questions, métaphysiques et spirituelles, on peut en substituer une autre, plus basique et plus simple : qu’est-ce que l’âme ? L’esprit, la sensibilité ? On hésite, parce que la vie intellectuelle et la vie affective sont souvent liées. En tout cas, l’âme est ce qui n’est pas le corps, mais uni à lui, et indissociable, au point que rien de ce qui est l’un n’est étranger à l’autre. L’âme est dans le corps comme le sel dans la mer, écrit joliment Leibniz . Mais on pourrait aussi proposer une définition plus moderne : l’âme, c’est l’ensemble de mes différences (physiques et morales) qui font que je suis une « personne », absolument irréductible à une autre personne… Les problèmes de bio-éthique ne sont pas loin !

Bibliographie

ARISTOTE, Métaphysiques
DESCARTES, Méditations métaphysiques
LEIBNIZ, Discours de Métaphysique
KANT, Critique de la Raison Pure
NIETZSCHE, Par-delà Bien et Mal
HEIDEGGER, « Qu’est-ce sue la Métaphysique ? » in Questions, I

Ateliers populaires de philosophie 2011-2012

Infos pratiques :
Lieu :
Salle Paul Ricœur au lycée Zola, 2, avenue Janvier à Rennes.
Horaires :
tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

 

Premier cycle, du lundi 19 septembre au lundi 3 octobre 2011

La métaphysique

par Denis-M. Kermen
Professeur de philosophie en classes préparatoires au lycée Chateaubriand à Rennes

Deuxième cycle, du lundi 10 octobre au lundi 14 novembre 2011

La parole et la pensée

par Michel Poitevin
Professeur de philosophie au lycée Savina de Tréguier

Troisième cycle, du lundi 21 novembre au lundi 12 décembre 2011

Introduction à la philosophie de Spinoza

par Jacqueline Lagrée
Professeur de philosophie à l’Université de Rennes I

Quatrième cycle, du lundi 9 janvier au lundi 30 janvier 2012

Qu’est-ce que penser librement ?

par Nathalie Monnin
Professeur de philosophie au lycée Chaptal à Saint Brieuc

Cinquième cycle, du lundi 6 février au lundi 19 mars 2012

Ce que le poète dit au philosophe

par Yvon Inizan
Professeur de philosophie au lycée de Vitré

Sixième cycle, du lundi 26 mars au lundi 30 avril 2012

La philosophie de la danse

par Sandrine Servy
Professeur de philosophie au lycée Émile Zola à Rennes

Septième cycle, les lundis 7, 14 et 21 mai et le lundi 4 juin 2012

L’animal

par Didier Heulot
Professeur de philosophie à Rennes

Huitième cycle, du lundi 11 juin au lundi 25 juin 2012

« L’homme comme maître et possesseur de la nature »,
lecture de Descartes

par Patricia Limido-Heulot,
PRAG de philosophie à l’Université de Rennes II

Une morale après Auschwitz… ? par Nathalie Monnin

Ateliers populaires de philosophie

Huitième cycle, du lundi 6 juin au lundi 27 juin 2011

Une morale après Auschwitz… ?
par Nathalie Monnin
professeur de philosophie au lycée Joliot Curie à Rennes

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011

Présentation de l’atelier :

Peut-on concevoir la morale après Auschwitz de la même façon qu’on la concevait avant ?
1) Cette première question en induit au moins deux autres : en quoi Auschwitz est-il si particulier dans l’histoire de l’humanité qu’il conduirait à devoir repenser la morale ?
2) Qu’était donc la morale avant, c’est-à-dire : comment, en quels termes pensait-on le rôle, la définition, la fonction d’une morale ?
Nous présupposons ici qu’il s’est passé quelque chose à Auschwitz qui a détruit l’idée traditionnelle qu’on se faisait de la morale et qui nous oblige à la penser désormais sur d’autres bases. C’est ce point de rupture et la possibilité – ou pas – de penser une morale après Auschwitz que nous voudrions analyser.

Bibliographie :

Le Commandant d’Auschwitz parle, témoignage de Rudolph Hoess, éd. La Découverte, 2005. Témoignage sincère d’un nazi non repenti, mais qui comprend notre besoin de comprendre et se livre avec confiance pour tenter de mettre au jour les raisons de sa profonde obéissance. Témoignage sincère, et d’autant plus cynique à nos yeux, avec des passages parfois insupportables quand il s’agit de décrire la vie du camp et les procédés d’extermination.

Gitta Sereny et Colette Audry, Au fond des ténèbres : Un bourreau parle. Franz Stangl, commandant de Treblinka, Éd. Denoël, 2007.  Un travail remarquable de la journaliste italienne Gitta Sereny, qui interroge patiemment Stangl sur ses motivations. Contrairement à Hoess, Stangl culpabilisait profondément et se rendait compte de la monstruosité des ordres reçus. Il n’a pourtant pas désobéi. À partir du témoignage, la journaliste fait un éblouissant travail d’investigation des autres témoins de l’époque, dont elle a retrouvé la trace et qu’elle a interrogés pour faire se recouper les souvenirs – et parfois, les éclairer les uns par les autres, mettant au jour les difficultés propres au souvenir pour les survivants. Un chapitre historiquement très fouillé porte sur l’implication de l’église chrétienne dans le régime, et rappelle les quelques prêtres qui ont résisté, au péril de leur vie. On comprend la difficulté de juger les agents du crime, par le soin que l’auteur met à retracer les multiples aliénations, réelles ou supposées telles, qui submergeaient les individus, écrasés par la machine politique et militaire.

Laurence Rees, Ils ont vécu sous le nazisme, Éd. Perrin, coll. Tempus, 2009.
L’historien anglais décrit par le menu (par les témoignages d’anonymes qu’il a patiemment recueillis) le système politique du nazisme pour montrer comment se faisait la chaine de commandement : Hitler ne commandait pas à proprement parler. Il en allait donc de la responsabilité de chacun d’obéir ou de traduire la direction indiquée dans un sens ou dans un autre. Le sens le plus souvent choisi (voire toujours) s’est trouvé être une exacerbation et un durcissement incroyable. Dans ce livre aussi, on voit l’aliénation inconsciente à laquelle les individus sont soumis, sans pouvoir s’en rendre compte – ce qui ne les déculpabilise pas, mais permet de comprendre la spécificité des régimes totalitaires dans la pression formidable exercée sur les individus.

Michel Terestchenko, Un si fragile vernis d’humanité, La Découverte, 2005.
L’auteur analyse les raisons pour lesquelles un individu est conduit à obéir à un ordre monstrueux, pendant qu’un autre est capable d’y résister. Le livre reprend les témoignages de Stangl, à travers le livre de Gitta Sereny, et le travail fait sur le 101e bataillon de Hambourg, pour les mettre en relation avec l’expérience de Milgram.

Stanley Milgram, Soumission à l’autorité, Calmann-Lévy, 1974.
Le psychologue décrit les diverses modalités de l’expérience faite entre 1950 et 1963 pour tester la résistance à des ordres cruels.

Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIème Reich, Albin Michel, Pocket, 1996.
Le philologue allemand, mais juif, raconte sa vie pendant les douze années de nazisme, et analyse chaque jour, à 4h du matin, la déformation de la pensée par le « nouveau langage » instauré insidieusement par les idéologues nazis. Il illustre magistralement et dramatiquement le rapport entre la pensée et le langage, en montrant comment les mots informent notre pensée et, par suite, notre comportement.

Sartre, L’Être et le néant, Tel Gallimard, 2ème partie, sur l’être de la valeur.
Sartre met au jour la structure de l’être de la valeur, ce qui permet de comprendre (en recoupant ce texte avec deux autres : l’Idiot de la famille (tome I, p. 139 et sq.) et un inédit paru dans la revue Les Temps modernes, en juillet, Morale et Histoire, octobre 2005) le fondement subjectif de la morale : pourquoi certains obéissent pendant que d’autres trouvent la force morale de désobéir ? Ces textes permettent de ré-interroger la manière dont le Bien nous est donné, ce qui conduit peut-être à fonder à nouveaux frais la morale.

Pourquoi la liberté est–elle la fin suprême de la politique ? par Annie Coll

Ateliers populaires de philosophie

Septième cycle, du lundi 9 mai au lundi 30 mai 2011

Pourquoi la liberté est–elle la fin suprême de la politique ?
par Annie Coll
professeur de philosophie au lycée La Fontaine–des–Eaux à Dinan

Cet atelier débutera à 18h15 à la place de 18h, Annie Coll terminant ses cours à 17h à Dinan.

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h15-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011

Présentation de l’atelier :

La révolution française nous avait promis la liberté, l’égalité et le bonheur par-dessus le marché… Nous avons l’égalité des droits et le marché. Mais qu’en est-il de la liberté ?
C’est Arendt qui montre pourquoi elle est la grande oubliée de la politique…
Je m’appuierai sur ses analyses, essentiellement, mais aussi sur celles de Marx qu’elle continue, à mon sens et sur celles de Castoriadis qui reprend l’héritage d’Arendt.
Marx établit le lien entre l’exploitation économique et l’absence de liberté. On découvrira un Marx non déterministe, bien loin de la doxa trop ressassée.
Arendt part du totalitarisme pour montrer que son terreau est le conformisme de masse encore menaçant aujourd’hui.
Enfin Castoriadis car sa théorie de l’imagination radicale montre que la conquête de l’autonomie tant individuelle que collective est aussi souhaitable qu’envisageable.
Cet atelier aura donc une grande dimension critique par rapport à ce qui passe pour la démocratie aujourd’hui, mais aussi une dimension encore utopique, destinée à nourrir le principe d’espérance.

Bibliographie :

Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Presses Pocket Agora.
Livre  clé, qui expose sa critique du conformisme de masse et dénonce la valorisation excessive du travail de notre époque au détriment de l’action politique.

Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique  ? Points Seuil
Ce livre  nous montre le caractère essentiel de la politique dans la pensée de la philosophe; « Il faut comprendre la liberté elle-même comme quelque chose de politique. »

Anne Amiel,  Hannah Arendt, Ellipses
Il s’agit du vocabulaire de la philosophe, ses concepts principaux sont explicités. C’est une courte synthèse de son œuvre.

Julia Kristeva,  Le génie féminin Hannah Arendt, Folio Essais
L’auteure nous offre une approche sensible et passionnée de la vie et de la pensée de la philosophe.

Françoise Collin,  L’homme est-il devenu superflu ? Odile Jacob
Ce livre montre qu’ Arendt a voulu refonder un monde commun qui substitue à la pluralité des mêmes, celle des différents.

Cornelius Castoriadis,  La montée de l’insignifiance Les carrefours du labyrinthe IV La couleur des idées Seuil
« Si l’on ne peut ou ne veut rien en faire, la liberté devient une figure vide. Horrifié devant ce vide, l’homme contemporain se réfugie dans le laborieux sur – remplissage de ses loisirs.  » Castoriadis nous indique des pistes pour déjouer le désarroi.

Jacques Rancière,  La haine de la démocratie, La fabrique éditions
Le titre est trompeur. C’est un plaidoyer pour une autre démocratie, authentique. Rancière dénonce le leurre actuel de notre démocratie qui se moque bien de ce que veut le peuple.

Daniel Bensaîd,  Marx Mode d’emploi
Ce livre nous présente avec humour et dessins à l’appui un Marx dégagé des oripeaux du marxisme.

Annie Coll, Le très possible communisme : Lecture croisée Marx Arendt Editions MLD
C’est une confrontation directe des analyses des deux philosophes sur la politique, la liberté et d’autres thèmes communs.  Cette lecture rend la pensée de ces auteurs accessible à tous.

Qu’est–ce que la justice sociale ? par Gérard Amicel

Ateliers populaires de philosophie

Sixième cycle, du lundi 28 mars au lundi 18 avril 2011

Qu’est–ce que la justice sociale ?
par Gérard Amicel
professeur de philosophie à Rennes

Cet atelier débutera à 18h30 à la place de 18h, Gérard Amicel terminant ses cours à 18h au lycée Bréquigny.

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h30-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011

Présentation de l’atelier :

Les inégalités se sont accrues, en France, au cours des dix dernières années. Ce constat vient nourrir le sentiment d’injustice qui se diffuse dans notre société fracturée. Mais, l’indignation scandalisée conduit, le plus souvent, à la recherche de coupables ou de boucs émissaires. Il faut plutôt tenter de comprendre pourquoi les inégalités ne cessent d’augmenter dans une société plus que jamais obsédée par l’égalité.
Peut-on donner un sens précis à l’idée de justice sociale ? Ou bien s’agit-il d’une notion vide, d’un simple « mirage » politique ? Est-il possible d’articuler cette valeur de justice avec d’autres valeurs clés de la modernité, comme la liberté individuelle et la créativité culturelle ?
Le but est d’éclairer le débat contemporain autour de cette notion de justice sociale, en confrontant les différentes thèses en présence.

Bibliographie :

Rawls John, Théorie de la justice (1971), trad. par Catherine Audard, Seuil, 1987.
Hayek Friedrich A., Droit, législation et liberté (II) : Le mirage de la justice sociale (1978), trad. par Raoul Audouin, PUF, 1982.
Dupuy Jean-Pierre, Libéralisme et justice sociale, Hachette, 1992.
Kymlicka Will, Les théories de la justice : une introduction (1990), trad. par Marc Saint-Upéry, La découverte, 1999.
Renault Emmanuel, L’expérience de l’injustice. Reconnaissance et clinique de l’injustice, La Découverte, 2004.
Dubet François, Les places et les chances. Repenser la justice sociale, Seuil, 2010.