L’intelligence artificielle

Par Gérard Amicel

Dates et horaires : les lundis 9, 16 octobre – 6, 13 novembre 2017, 18h-20h.
Lieu : Amphi Donzelot, 6 rue Kléber à Rennes.
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2016-2017

Ciné-philo : 2001 L’Odyssée de l’espace – Projection le 12 novembre 2017

Présentation de l’atelier :

La Société bretonne de philosophie poursuit son partenariat avec Court Métrange, le festival international du court métrage insolite et fantastique de Rennes, qui se déroulera au TNB du 18 au 22 octobre 2017. Le thème de cette nouvelle édition est l’Intelligence Artificielle.

L’Intelligence Artificielle (ou IA) désigne un ensemble de théories et de techniques dont le but est de construire des machines capables de simuler les fonctions cognitives de l’homme. Ses succès sont aujourd’hui incontestables. Les ordinateurs sont de plus en plus performants et surpassent désormais les meilleurs spécialistes des échecs et du jeu de go. Pour certains, ces progrès de l’IA contiennent la promesse d’une humanité augmentée. Mais pour d’autres, l’automatisation croissante de nos sociétés est plutôt une menace pour l’emploi et même pour la survie de l’espèce humaine.
Par conséquent, doit-on craindre le développement de l’IA ou au contraire l’encourager ? Pour répondre à cette question, il faut revenir au projet des fondateurs de l’IA : simuler l’intelligence au moyen de machines. Trois problèmes se posent alors. Comment définir l’intelligence ? Quelle différence faut-il faire entre l’intelligence artificielle et l’intelligence naturelle ? Et en quel sens doit-on prendre ici la notion de simulation ?
Ces interrogations sont à la fois très anciennes et très récentes. En un sens, les philosophes ont toujours cherché à définir l’intelligence. Leurs travaux peuvent donc permettre de mieux comprendre ce qui est en jeu dans le projet de l’IA. Inversement, la recherche contemporaine en informatique et en robotique aborde les thèmes philosophiques classiques sous un angle nouveau et résolument pragmatique. L’IA constitue ainsi, pour la philosophie, un moyen de tester empiriquement ses hypothèses.

Bibliographie :

Dreyfus H. L., Intelligence artificielle : mythes et limites, Flammarion, 1984.
Dupuy J. P., Aux origines des sciences cognitives, La découverte, 1999.
Dumouchel P., Damiano L., Vivre avec les robots, Seuil, 2016.
Ganascia J.-B., Le mythe de la singularité, Seuil, 2017.
Malabou C., Métamorphoses de l’intelligence, PUF, 2017.
Pfeifer R., La révolution de l’intelligence du corps, Manuella Editions, 2012.
Turing A., La machine de Turing, Paris, Seuil, 1995.
Searle J. R., « Esprits, cerveaux et programmes », in Genèse de l’intelligence artificielle, Quaderni N°1, Printemps 1987.
Triclot M., Le moment cybernétique, Champ Vallon, 2008.
Varela F. J., Invitation aux sciences cognitives, Points, 1989.

Le réel introuvable


par Gérard Amicel

Dates et horaires : les lundis 5 et 12 octobre, 2 et 9 novembre 2015, 18h-20h
Lieu : Amphi Donzelot, 6 rue Kléber à Rennes, 18h-20h
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2015-2016

PRÉSENTATION :

La Société bretonne de philosophie poursuit son partenariat avec Court Métrange, le festival international du court métrage insolite et fantastique de Rennes, qui se déroulera au TNB du 15 au 18 octobre 2015. Cette nouvelle édition est placée sous le thème de l’onirisme.

A la fin du XXe siècle, les nouvelles technologies de l’information promettaient de rendre la connaissance accessible à tous. Elles ont plutôt augmenté le pouvoir de manipulation et de contrôle des populations par les Etats et les multinationales. Les réseaux de communication devaient nous permettre de rester constamment connectés à la planète entière. Pourtant, chacun se retrouve de plus en plus isolé face à son écran de télévision, d’ordinateur ou de smartphone. Ainsi se diffuse un sentiment de perte du réel, forme contemporaine du solipsisme. L’idéalisme ambiant est renforcé par la pensée postmoderne qui, depuis les années soixante, déconstruit l’idée d’un monde en soi, indépendant de nos représentations.

Cet antiréalisme n’est pas sans conséquences à la fois théoriques et pratiques. Contester les notions de vérité et de raison aboutit au relativisme. Dans ces conditions, la science devient une idéologie comme une autre, une simple construction sociale au même titre que la mythologie ou la religion. Pourquoi devrait-on alors enseigner dans nos écoles la théorie de l’évolution, par exemple, et non le créationnisme ? Un tel scepticisme se condamne lui-même à l’impuissance au niveau moral et politique. De quel droit peut-on opposer la démocratie au totalitarisme ou au fondamentalisme religieux ? Dans l’ère de la simulation généralisée, toute résistance devient proprement impossible.

C’est pourquoi il serait nécessaire, pour une jeune génération de philosophes, de retrouver le réel. Il s’agirait de découvrir une issue à cet enfermement dans l’univers des signes et des interprétations. Comment penser un monde sans la pensée et accéder au Grand Dehors ? On assiste aujourd’hui à une prolifération des nouveaux réalismes (spéculatif, ontologique, épistémologique, analytique…). Certaines formes semblent particulièrement incompatibles, comme le réalisme scientifique et celui du sens commun. La rationalité moderne s’est constituée en rompant avec notre intuition ordinaire du monde. Par conséquent, quel réel doit-on réhabiliter : celui du savoir ou bien celui de la vie quotidienne ?

BIBLIOGRAPHIE :

  • Badiou A., A la recherche du réel perdu, Paris, Fayard, 2015.
  • Bimbenet E., L’invention du réalisme, Paris, Les éditions du cerf, 2015.
  • Bouveresse J., Le philosophe et le réel, Paris, Hachette, 1998.
  • Ferraris M., Manifeste du nouveau réalisme, trad. M. Flusin, Hermann, 2014.
  • Gabriel M., Pourquoi le monde n’existe pas ?, trad. G. Sturm, Paris, Lattès, 2014.
  • Galloway A., Les nouveaux réalistes, trad. C. et T. Duzer, Paris, Léo Scheer, 2012.
  • Malabou C., Avant demain, Paris, PUF, 2014.
  • Meillassoux Q., Après la finitude, Paris, Seuil, 2006.
  • Thomas-Fogiel I., Le lieu de l’universel, Paris, Seuil, 2015.
  • Tiercelin C., Le ciment des choses, Paris, Ithaque, 2011.

Ciné-philo en relation avec ce thème :
Shutter Island, de Martin Scorsese
le 11 octobre 2015
présenté par Gérard Amicel

Que reste-t-il de l’avenir ?

par Gérard Amicel

Dates et horaires : les lundis 6 et 13 octobre, 3 et 10 novembre 2014, 18h-20h
Lieu : Amphi Donzelot, 6 rue Kléber à Rennes, 18h-20h
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2014-2015

Présentation de l’atelier :

La Société bretonne de philosophie poursuit son partenariat avec Court Métrange, le festival international du court métrage insolite et fantastique de Rennes, qui se déroulera au TNB du 16 au 19 octobre 2014. Cette nouvelle édition est placée sous le thème du rétro-futurisme.

Dans notre société postmoderne, l’idéologie du progrès décline. Notre époque a perdu confiance en l’avenir et sent son destin lui échapper. Confronté à la montée de la précarité, dans sa vie professionnelle et familiale, l’individu contemporain peine à se projeter sur le long terme. La crise économique semble interminable. Face à elle, les politiques sont impuissants car complètement dépassés par la vitesse des flux financiers. Les peuples subissent les mutations imposées par le marché mondialisé. L’avenir devenant incertain, les scénarios alarmistes et catastrophistes se multiplient.
Comment sortir de cette dépression collective ? Historiens et sociologues s’accordent généralement sur le diagnostic : l’accélération de l’histoire ne permet plus de s’appuyer sur des valeurs traditionnelles pour configurer le futur. Mais les avis divergent sur les remèdes à employer pour lutter contre cette désynchronisation entre nos expériences et nos attentes. Faut-il forger un homme nouveau, plus rapide et plus souple, capable de s’adapter aux évolutions de son environnement ? Il s’agirait d’utiliser les sciences et les techniques pour améliorer nos capacités physiques et intellectuelles. Cette utopie transhumaniste inquiète pourtant ceux qui dénoncent la fabrication d’un individu flexible et malléable, entièrement soumis à la logique économique. Doit-on, au contraire, tenter de ralentir le système et revenir à des rythmes de vie plus naturels ? C’est le pari des décroissants, qui s’opposent au productivisme au nom du principe de précaution. Seulement, l’écologie profonde est souvent considérée comme une idéologie rétrograde, qui joue sur nos peurs pour freiner la société.
On aurait tort de réduire le problème à une nouvelle querelle des anciens et des modernes. Le but n’est pas de prédire ce qui nous attend, mais de décider ce que nous allons faire, pour assumer l’incertitude du futur. Pouvons-nous retrouver la maîtrise de notre devenir individuel et collectif ? Comment redonner de la consistance à notre présent et de l’épaisseur au temps ?

Bibliographie :

Bachelard G., La dialectique de la durée, Paris, PUF, 1950.
Besnier J.-M., Demain les posthumains, Paris, Pluriel, 2012.
Dupuis J.-P., Pour un catastrophisme éclairé, Paris, Seuil, 2002.
Innerarity D., Le futur et ses ennemis, trad. S. Champeau, Paris, Climats, 2008.
Jonas H., Le principe responsabilité, trad. J. Greisch, Paris, Les éditions du cerf, 1991.
Koselleck R., Le futur passé, trad. J. et M.-C. Hoock, Paris, Ed. de l’EHESS, 1990.
Michon P., Rythmes, pouvoir, mondialisation, Paris, PUF, 2005.
Ricœur P., Temps et récit III – Le temps raconté, Paris, Seuil, 1985.
Revault d’Allonnes M., La crise sans fin, Paris, Seuil, 2012.

Ciné-philo en relation avec ce thème :
Le congrès, de Ari Folman
Dimanche 12 octobre 2014
présenté par Gérard Amicel

Ciné philo. Dimanche 13 octobre 2013 : Le labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro

Ciné-Philo

Dimanche 13 octobre 2013 à 17h30 au cinéma Le Foyer à Acigné :

Le labyrinthe de Pan, de Guillermo del Toro

Labyrinthe Pan

En relation avec le thème « La monstruosité : réflexions sur la nature humaine »
Présenté par Gérard Amicel

En collaboration avec le festival CourtMétrange

(l’entrée est au tarif du cinéma)

Site du cinéma Le Foyer à Acigné : www.cinemalefoyer.fr

La monstruosité : réflexions sur la nature humaine, par Gérard Amicel

Ateliers populaires de philosophie

Deuxième cycle, les lundis 7, 14 octobre, 4 et 18 novembre 2013

La monstruosité : réflexions sur la nature humaine

par Gérard Amicel

Pour la première fois, la Société bretonne de philosophie a noué un partenariat avec Court Métrange, le festival international du court métrage insolite et fantastique de Rennes, qui se déroulera au TNB du 17 au 20 octobre 2013. Cette nouvelle édition est placée sous le thème du Monstre et des monstruosités, thème que la philosophie aborde elle aussi chaque fois qu’elle s’engage dans les voies de l’anthropologie. C’est pourquoi le deuxième Atelier populaire de philosophie de l’année a choisi de se faire le relais des interrogations qui seront au cœur de ces films.

Infos pratiques :
ATTENTION NOUVEAU LIEU !
Lieu : Amphi Donzelot
6 rue Kléber à Rennes
Horaires :
les lundis 7, 14 octobre, 4 et 18 novembre 2013, 18h-20h
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09

Programme des ateliers populaires de philosophie 2013-2014

Présentation de l’atelier :

Qu’est-ce qu’un monstre ? C’est d’abord ce qui produit en nous un sentiment violent mais confus, où se mêlent la sidération, la crainte et la fascination. Le langage est soudain mis en échec. Ce qui rompt notre aptitude habituelle à catégoriser est alors, faute de mieux, désigné du doigt et montré. Conformément à l’étymologie latine, le monstrum évoque donc l’exhibition d’un phénomène irrégulier, échappant à la configuration ordinaire des membres de sa classe. Mais, inversement, le spectacle de la monstruosité permet aussi de montrer quelque chose : il sert à « enseigner la norme », pour reprendre une formule de Canguilhem. Il est en effet impossible d’indiquer directement une norme, conçue comme moyenne ou comme idéal. Elle ne peut être révélée que par la monstration de son contraire. C’est par conséquent l’anormal qui est à l’origine de l’intérêt pour le normal et permet d’en prendre conscience.
Les représentations du monstrueux nous invitent ainsi à nous interroger sur ce qui constitue notre essence. L’examen des différents critères de la monstruosité permet de mettre en évidence l’évolution de nos conceptions de la nature humaine. Celui qui définit le monstre comme un être contre nature postule une essence humaine immuable. Le monstre est alors rejeté aux marges de l’humanité. Mais la rationalité scientifique a enlevé toute pertinence à cette notion archaïque de contre nature. La tératologie moderne a réintégré le monstre dans la mécanique des lois naturelles. Seulement, elle en a fait un dégénéré, dont la structure dévoile un arrêt du développement normal. Cette représentation évolutionniste est conforme à l’idée de perfectibilité comme propre de l’homme. Doit-on pour autant admettre la possibilité de distinguer différents degrés au sein de l’humanité ? Cette volonté de hiérarchiser les individus et les races, sur une échelle de la civilisation, nous apparaît aujourd’hui proprement monstrueuse. Il serait alors tentant de se débarrasser de la notion de nature humaine. Serait-ce également la fin du monstrueux ? C’est peu probable. L’absence d’essence de l’homme et sa plasticité totale l’ouvrent à tous les possibles, y compris les pires. Chacun, dans ces conditions, peut se transformer en tortionnaire ou en bourreau. Ce qui nous fascine aujourd’hui, ce n’est plus le caractère exceptionnel de la monstruosité, mais sa banalité. Nous avons tenté de repousser le monstre aux confins de l’humanité, puis de l’éliminer. Il a trouvé refuge en nous.
Sommes-nous vraiment tous des monstres potentiels ? Devons-nous chercher à vaincre nos terreurs ou, au contraire, susciter cette peur du monstre en nous, pour éviter qu’il se déchaîne ?

Bibliographie :

Aristote, De la génération des animaux, Paris, Les Belles Lettres, 1961.
Ancet P., Phénoménologie des corps monstrueux, Paris, PUF, 2006.
Courtine J.-J., « De Barnum à Disney », Cahiers de médiologie, I, 1995, p. 74-80.
Canguilhem G., Le Normal et le pathologique, Paris, PUF, « Quadrige », 1995.
Canguilhem G.,La connaissance de la vie, Paris, Vrin, 1992.
Foucault M., Les Anormaux. Cours au Collège de France. 1974-1975, Paris, Gallimard – Le Seuil, « Hautes Etudes », 1999.
Freud S., L’Inquiétante étrangeté et autres essais, Paris, Gallimard, 1985.
Lacoste C., Séductions du bourreau, Paris, PUF, « Intervention philosophique », 2010.

Le sens de la vie, par Gérard Amicel

Ateliers populaires de philosophie

Troisième cycle, du lundi 26 novembre au lundi 17 décembre 2012
Le sens de la vie
par Gérard Amicel
Professeur de philosophie au lycée Descartes à Rennes

Cet atelier a été publié par les éditions Apogée :
Voir le livrevoir tous les ateliers publiés

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2012-2013

Présentation de l’atelier :

La vie a-t-elle un sens ? Sur quel principe peut-on s’appuyer pour donner une orientation et une cohérence à son existence ?

La tradition philosophique a longtemps répondu à ces questions en postulant une finalité de la nature. La pensée grecque attribuait un but à chacun au sein d’un monde supposé harmonieux. Pour la théologie chrétienne, la Providence faisait chaque chose en vue d’une fin. Mais, la science moderne a rejeté cette conception finaliste de la nature, pour lui substituer un univers matériel infini. Le déclin de la religion a peu à peu réduit la foi à un simple choix de vie.

La fin du cosmos classique et la mort de Dieu laissent ainsi l’homme moderne face à un monde muet, incapable de répondre à ses attentes. Ce sentiment de l’absurde peut cependant être vécu comme une chance de se libérer des vieux déterminismes biologiques et sociaux. La vie n’a en elle-même aucun sens : il s’agit donc de l’inventer de toutes pièces. L’individu est alors sommé de devenir lui-même et de jouir intensément de la vie.

Seulement, dans cette perspective constructiviste, toutes les interprétations se valent et se montrent également incapables de donner un sens aux aléas de la vie. Dans l’hédonisme ambiant, nous restons démunis face à la souffrance physique ou psychique, la maladie, la vieillesse et la mort.

Faut-il finalement admettre que la question du sens de la vie est insoluble et l’abandonner aux marchands du développement personnel et à la médecine du bien-être ? Ou bien doit-on tenter de renouer les liens de l’homme et du monde, en formulant une nouvelle pensée de la vie ?

Bibliographie :

– Nietzsche F., Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), trad. M. de Gandillac, Paris, Gallimard, 1985.
– Heidegger M., Être et temps (1927), trad. F. Vezin, Paris, Gallimard, 1986.
– Camus A., Le mythe de Sisyphe (1942), Paris, Gallimard, 1942.
– Sartre J.-P., L’être et le néant (1943), Paris, Gallimard, 1943.
– Arendt H., La philosophie de l’existence et autres essais (1930-1954), trad. A.-S. Astrup, M.I. Brudny-de Launay, M. Ziegler et A. Damour, Paris, Payot, 2000.
– Jonas H., Le phénomène de la vie (1966), trad. D. Lories, Bruxelles, De Boeck, 2001.

Qu’est–ce que la justice sociale ? par Gérard Amicel

Ateliers populaires de philosophie

Sixième cycle, du lundi 28 mars au lundi 18 avril 2011

Qu’est–ce que la justice sociale ?
par Gérard Amicel
professeur de philosophie à Rennes

Cet atelier débutera à 18h30 à la place de 18h, Gérard Amicel terminant ses cours à 18h au lycée Bréquigny.

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h30-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011

Présentation de l’atelier :

Les inégalités se sont accrues, en France, au cours des dix dernières années. Ce constat vient nourrir le sentiment d’injustice qui se diffuse dans notre société fracturée. Mais, l’indignation scandalisée conduit, le plus souvent, à la recherche de coupables ou de boucs émissaires. Il faut plutôt tenter de comprendre pourquoi les inégalités ne cessent d’augmenter dans une société plus que jamais obsédée par l’égalité.
Peut-on donner un sens précis à l’idée de justice sociale ? Ou bien s’agit-il d’une notion vide, d’un simple « mirage » politique ? Est-il possible d’articuler cette valeur de justice avec d’autres valeurs clés de la modernité, comme la liberté individuelle et la créativité culturelle ?
Le but est d’éclairer le débat contemporain autour de cette notion de justice sociale, en confrontant les différentes thèses en présence.

Bibliographie :

Rawls John, Théorie de la justice (1971), trad. par Catherine Audard, Seuil, 1987.
Hayek Friedrich A., Droit, législation et liberté (II) : Le mirage de la justice sociale (1978), trad. par Raoul Audouin, PUF, 1982.
Dupuy Jean-Pierre, Libéralisme et justice sociale, Hachette, 1992.
Kymlicka Will, Les théories de la justice : une introduction (1990), trad. par Marc Saint-Upéry, La découverte, 1999.
Renault Emmanuel, L’expérience de l’injustice. Reconnaissance et clinique de l’injustice, La Découverte, 2004.
Dubet François, Les places et les chances. Repenser la justice sociale, Seuil, 2010.