La conscience politique

par Gabriel Maheo

Dates et horaires : les lundis 17 décembre – 7, 14, 21 janvier
Lieu : Amphi Donzelot, 6 rue Kléber à Rennes.
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2018-2019

Ciné-philo :
La révolution silencieuse – Dimanche 13 janvier 2019

Captain fantastic de Matt Ross

Dimanche 18 juin 2017 à 17h30
au cinéma Le Foyer à Acigné
1 h 46 – 2008

En relation avec le thème
Philosophie politique et cinéma
présenté par Maude Robert

L’entrée du cinéma est au tarif du cinéma.
Présentation des Ciné-philo et programme 2016-2017

Philosophie politique et cinéma

Par Maude Robert

Dates et horaires : les lundis 12, 19 et 26 juin 2017, 18h-20h.
Lieu : Amphi Donzelot, 6 rue Kléber à Rennes.
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 07 81 55 85 09
Présentation des Ateliers populaires de philosophie et programme 2016-2017

Ciné-philo : Captain Fantastic – Projection le 18 juin

PRÉSENTATION DE L’ATELIER

Une approche dite « classique » du genre cinématographique s’attache à le définir à travers son esthétique et à travers ses différents codes plus qu’à son contenu. Il revient à une recherche plus contemporaine de s’y intéresser mais en faisant du genre un vecteur d’idéologie. Il est vrai que certains films de genre revêtent une dimension explicitement idéologique, mais ce n’est pas le cas de leur ensemble et ce ne peut être le cas du genre lui-même. Le genre est plus une invitation à la réflexion qu’une position dogmatique et propagandiste. Tout sauf un système de pensée unique, il se laisse bien plutôt caractériser par une plurivocité, où chaque film se présente comme autant de déclinaison et de variation autour de certains problèmes. Ces problèmes, le genre les emprunte à la tradition philosophique et en élit certains pour en proposer la réflexion. Chaque genre s’offre ainsi comme un laboratoire philosophique, comme une caisse de résonance à différents problèmes philosophiques. Il en va ainsi du film apocalyptique, qui sert de catalyseur pour nourrir une réflexion autour de la nature humaine, du film portant sur l’intelligence artificielle, soulevant les questions d’identité, de conscience, de libre-arbitre, ou encore du film de guerre servant de laboratoire à différentes questions morales, etc.  Qu’en est-il des problèmes qui touchent à la philosophie politique ? Quels genres se sont appropriés ses différents thèmes et problèmes ?
Il s’agira ainsi de montrer comment les genres du western, du film d’anticipation, du film de zombies et du cyberpunk se sont emparés des questions de philosophie politique, s’inscrivant parfois dans la tradition philosophique, mais parfois aussi s’en émancipant ou encore les restituant dans toute leur dimension problématique.

Le western
– La conquête de l’Ouest : quelle sociabilité pour l’homme à l’état de nature ?
– Le soldat, le shérif, le rancher : quel rôle attribuer à l’Etat ?
– Le cowboy : l’individu est-il sacrifié par l’Etat ? L’Etat est-il l’ennemi de la liberté ?
– L’indien, le shérif : existe-t-il un droit naturel ?

Filmographie :
– Anthony Mann (Je suis un aventurier, L’appât, L’homme de la plaine)
– George Stevens (L’homme des vallées perdues)
– Delmer Daves (La flèche brisée)
– Samuel Fuller (Le jugement des flèches)
– King Vidor (L’homme qui n’avait pas d’étoile)
– Edward Dmytryk (L’homme aux colts d’or)
– John Ford (La prisonnière du désert, L’homme qui tua Liberty Valance, trilogie de la cavalerie)
– Sam Peckinpah (Coups de feu dans la Sierra, La horde sauvage)
– Fred Zinnemann (Le train sifflera trois fois)
– Jacques Tourneur (Wichita)
– John Sturges (Règlements de compte à O.K Corral, les Sept mercenaires)
– Howard Hawks (Rio Bravo, La rivière rouge)

Bibliographie :
– Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Du contrat social
– Locke, Traité du gouvernement civil
– Nozick, Anarchie, Etat et utopie
– Hayek, Droit, législation et liberté
– Buchanan, Les limites de la liberté
– Rothbard, L’éthique de la liberté-
– Grotius, Le droit de la guerre et de la paix.

Les films d’anticipation
Qu’est-ce que le totalitarisme ?

Filmographie :
– Michael Radford (1984)
– François Truffaut (Fahrenheit 451)
– Terry Gilliam (Brazil
– George Lucas (Thx 1138)

Bibliographie :
– Eric Dufour, Le cinéma de science-fiction
– Hannah Arendt, La nature du totalitarisme
– Karl Popper, La société ouverte et ses ennemis
– Frank Fischbach, Manifeste pour une philosophie sociale

Les films de zombie
Une pensée de l’aliénation
D’une structure de domination à une autre

Filmographie :
– Victor Halperin (White Zombie)
– Jacques Tourneur (Vaudou)
– Georges Romero (La nuit des morts-vivants, Zombie, Le Jour des morts-vivants, Le Territoire des morts)

Bibliographie :
– Maxime Coulombe, Petite philosophie du zombie ; La nuit des morts-vivants (collectif, BDL éditions)
– Marcuse, L’homme unidimensionnel
– Baudrillard, La société de consommation

Le cyberpunk
Une pensée de la désobéissance civile (et de ses limites)

Filmographie :
– Ridley Scott, Blade Runner
– Mamoru Oshii, Ghost in the shell
– Wachowski, Matrix
– Cronenberg, ExistenZ, Mr Robot (série)

Bibliographie :
– Eric Dufour, Le cinéma de science-fiction
– Thoreau, De la désobéissance civile
– Durkheim, La division du travail social

Pourquoi la liberté est–elle la fin suprême de la politique ? par Annie Coll

Ateliers populaires de philosophie

Septième cycle, du lundi 9 mai au lundi 30 mai 2011

Pourquoi la liberté est–elle la fin suprême de la politique ?
par Annie Coll
professeur de philosophie au lycée La Fontaine–des–Eaux à Dinan

Cet atelier débutera à 18h15 à la place de 18h, Annie Coll terminant ses cours à 17h à Dinan.

Infos pratiques :
Lieu : Auditorium Paul Ricœur au lycée Zola, Avenue Janvier, Rennes
Horaires : tous les lundi, 18h15-20h (hors vacances scolaires)
Entrée libre et gratuite, renseignements et contact : 06 11 14 23 70

Programme des ateliers populaires de philosophie 2010-2011

Présentation de l’atelier :

La révolution française nous avait promis la liberté, l’égalité et le bonheur par-dessus le marché… Nous avons l’égalité des droits et le marché. Mais qu’en est-il de la liberté ?
C’est Arendt qui montre pourquoi elle est la grande oubliée de la politique…
Je m’appuierai sur ses analyses, essentiellement, mais aussi sur celles de Marx qu’elle continue, à mon sens et sur celles de Castoriadis qui reprend l’héritage d’Arendt.
Marx établit le lien entre l’exploitation économique et l’absence de liberté. On découvrira un Marx non déterministe, bien loin de la doxa trop ressassée.
Arendt part du totalitarisme pour montrer que son terreau est le conformisme de masse encore menaçant aujourd’hui.
Enfin Castoriadis car sa théorie de l’imagination radicale montre que la conquête de l’autonomie tant individuelle que collective est aussi souhaitable qu’envisageable.
Cet atelier aura donc une grande dimension critique par rapport à ce qui passe pour la démocratie aujourd’hui, mais aussi une dimension encore utopique, destinée à nourrir le principe d’espérance.

Bibliographie :

Hannah Arendt, Condition de l’homme moderne, Presses Pocket Agora.
Livre  clé, qui expose sa critique du conformisme de masse et dénonce la valorisation excessive du travail de notre époque au détriment de l’action politique.

Hannah Arendt, Qu’est-ce que la politique  ? Points Seuil
Ce livre  nous montre le caractère essentiel de la politique dans la pensée de la philosophe; « Il faut comprendre la liberté elle-même comme quelque chose de politique. »

Anne Amiel,  Hannah Arendt, Ellipses
Il s’agit du vocabulaire de la philosophe, ses concepts principaux sont explicités. C’est une courte synthèse de son œuvre.

Julia Kristeva,  Le génie féminin Hannah Arendt, Folio Essais
L’auteure nous offre une approche sensible et passionnée de la vie et de la pensée de la philosophe.

Françoise Collin,  L’homme est-il devenu superflu ? Odile Jacob
Ce livre montre qu’ Arendt a voulu refonder un monde commun qui substitue à la pluralité des mêmes, celle des différents.

Cornelius Castoriadis,  La montée de l’insignifiance Les carrefours du labyrinthe IV La couleur des idées Seuil
« Si l’on ne peut ou ne veut rien en faire, la liberté devient une figure vide. Horrifié devant ce vide, l’homme contemporain se réfugie dans le laborieux sur – remplissage de ses loisirs.  » Castoriadis nous indique des pistes pour déjouer le désarroi.

Jacques Rancière,  La haine de la démocratie, La fabrique éditions
Le titre est trompeur. C’est un plaidoyer pour une autre démocratie, authentique. Rancière dénonce le leurre actuel de notre démocratie qui se moque bien de ce que veut le peuple.

Daniel Bensaîd,  Marx Mode d’emploi
Ce livre nous présente avec humour et dessins à l’appui un Marx dégagé des oripeaux du marxisme.

Annie Coll, Le très possible communisme : Lecture croisée Marx Arendt Editions MLD
C’est une confrontation directe des analyses des deux philosophes sur la politique, la liberté et d’autres thèmes communs.  Cette lecture rend la pensée de ces auteurs accessible à tous.

Le monde politique en « révolution »

Décembre 2010 – mars 2011

« J’avoue ne pas pouvoir me faire très bien à cette expression dont usent aussi des hommes sensés : un certain peuple (en train d’élaborer sa liberté légale) n’est pas mûr pour la liberté ; les serfs d’un propriétaire terrien ne sont pas encore mûrs pour la liberté ; et de même aussi, les hommes ne sont pas encore mûrs pour la liberté de croire. Dans une hypothèse de ce genre, la liberté ne se produira jamais ; car on ne peut mûrir pour la liberté, si l’on n’a pas été mis au préalable en liberté (il faut être libre pour pouvoir se servir utilement de ses forces dans la liberté). Les premiers essais en seront sans doute grossiers, et liés d’ordinaire à une condition plus pénible et plus dangereuse que lorsqu’on se trouvait encore sous les ordres, mais aussi sous la prévoyance d’autrui ; cependant jamais on ne mûrit pour la raison autrement que grâce à ses tentatives personnelles (qu’il faut être libre de pouvoir entreprendre). Je ne fais pas d’objection à ce que ceux qui détiennent le pouvoir renvoient encore loin, bien loin, obligés par les circonstances, le moment d’affranchir les hommes de ces trois chaînes. Mais, ériger en principe que la liberté ne vaut rien d’une manière générale pour ceux qui leur sont assujettis et qu’on ait le droit de les en écarter toujours, c’est là une atteinte au droit régalien de la divinité elle-même qui a créé l’homme pour la liberté. Il est plus commode évidemment de régner dans l’État, la famille et l’Église quand on peut faire aboutir un pareil principe. Mais est-ce aussi plus juste ? »

Emmanuel KANT, La Religion dans les limites de la simple raison (1793),
note 1, dans la 4ème partie, 2ème section, §IV, Paris, Vrin, 1979.